Recommendations
Afin de contribuer à la promotion et à la préservation de la diversité génétique et des espèces typiques de la région, tous les types de végétalisation naturelle doivent respecter les principes fondamentaux relatifs à l'utilisation des végétaux sauvages. Ces principes sont concrétisés sous forme de recommandations applicables aux trois principales méthodes de végétalisation :
- Le transfert direct,
- la récolte directe et
- la multiplication contrôlée.
Pour chaque méthode, les exigences pertinentes nécessaires à la réalisation des objectifs sont décrites.
Les recommandations s'adressent à tous les acteurs qui planifient et réalisent des végétalisations naturelles, ou qui fournissent le matériel végétal correspondant, notamment dans les domaines de l'agriculture, du milieux urbain, des infrastructures de transport et de la protection de la nature.
Transfert direct
Le transfert direct désigne le transfert de matériel contenant des graines ou des diaspores depuis des surfaces donneuses vers des surfaces receveuses, notamment par transfert d'herbes à semences, de foin ou de sol.
Lors de transferts directs, l'aire de répartition et l'adaptation des espèces végétales au site sont prises en compte grâce à une sélection et une évaluation rigoureuses des surfaces donneuses appropriées. Le succès et la qualité d'un transfert direct dépendent en grande partie du choix de ces surfaces.
Une fois une ou plusieurs surfaces donneuses appropriées sélectionnées, le transfert direct doit être effectué de manière à préserver la diversité génétique et floristique.
Les exigences suivantes doivent être respectées pour une végétalisation naturelle par transfert direct.
Sélection des surfaces donneuses
Sélectionner des surfaces donneuses locales et adaptées au site
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La surface donneuse doit être compatible avec le résultat souhaité et les conditions du site de la surface receveuse.
→ La surface donneuse doit être située à proximité et au moins dans la même région biogéographique que la surface receveuse ; dans les zone frontalières, un transfert interrégional est autorisé.
→ Le niveau d'altitude doit également correspondre : la différence d'altitude ne doit pas dépasser 300 m.
Vérifier la composition des espèces
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Les espèces et les habitats doivent être clairement identifiés.
→ La classification des espèces et la description des habitats se font conformément à la Checkliste InfoFlora 2017 et TypoCH.
→ En cas de doute, il convient de consulter des spécialistes. -
Les surfaces présentant des plantes problématiques ou des néophytes envahissantes ou potentiellement envahissantes ne doivent pas être exploitées.
→ Une liste des plantes problématiques peut être consultée dans le Guide AGRIDEA pour plantes problématiques dans l'agriculture.
→ Une liste des néophytes non autorisés et non recommandés figure dans le guide pratique du groupe de travail Cercle Exotique ; plus d'informations sur les listes de néophytes ici.
Tenir compte de la taille de la population
- La taille de la population des espèces cibles dans la surface donneuse doit être suffisamment importante, idéalement supérieure à 500 individus, mais au moins 50 (exigence minimale : règle 50/500).
Utiliser uniquement des populations d'origines naturels
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Seules des populations naturel et inaltérés (autochthones) peuvent être utilisées, c'est-à-dire des population qui n'ont pas été semées, plantées ou autrement altérées.
→ Pour cette évaluation, il convient de se référer à l'historique de la parcelle (p. ex. via l'exploitant, le propriétaire ou les services cantonaux) et à des photos aériennes historiques.
→ La composition des espèces fournit également des indications sur d'éventuels ensemencements (p. ex. présence de variétés cultivées ou d'espèces exotiques). -
En cas de suspicion d'ensemencement ou de changement d'utilisation de la surface, il convient de s'abstenir de son utilisation.
→ Les surfaces qui ont été établies de manière avérée et exclusive avec des semences ou des plants provenant de la même région biogéographique (conformément aux recommandations présentées ici) peuvent être utilisées à titre exceptionnel.
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ℹ️ Remarque: exigences légales
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Exigences pour le transfert
Préserver la diversité
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Au moins 50 individus par espèce doivent être transférés (exigence minimale : règle 50/500).
→ L'utilisation de très petites surfaces donneuses (moins de 5 ares) doit être évitée, car elles ne permettent pas de collecter suffisamment d'individus. L'utilisation de plusieurs petites surfaces interconnectées (métapopulation) reste possible. -
Dans la mesure du possible, plusieurs surfaces donneuses doivent être combinées pour le transfert.
→ Plusieurs surfaces donneuses différentes peuvent être utilisées pour végétaliser une surface receveuse en plusieurs étapes sur plusieurs années. - Les populations naturelles sur les surfaces donneuses ne doivent pas être mises en danger (lors de transferts non destructifs).
→ Une utilisation complète de la surface doit avoir lieu au maximum tous les trois ans.
→ L'utilisation annuelle doit être limitée à maximum un tiers de la surface.
→ Seule la surface nécessaire doit être utilisée (valeur indicative : rapport 1:2 entre la surface donneuse et la surface receveuse – voir épendage).
Documenter le transfert
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Tous les transferts doivent être documentés de manière détaillée.
→ Données à relever : coordonnées, date, conditions climatiques, exposition, altitude, habitat ou association végétale (TypoCH), espèces collectées, taille des populations et superficie de la surface récoltée.
→ Saisie d'un relevé numérique de la végétation (Créer et transmettre une observation ; FlorApp et carnet en ligne).
Garantir une qualité élevée
- Le respect des étapes de travail recommandées, axées sur les processus, est essentiel pour garantir la qualité des transferts directs.
→ La sélection de surfaces donneuses appropriées et le respect des pratiques de transfert éprouvées constituent les critères de qualité essentiels.
Végétaux de récolte directe
Pour obtenir des semences de récolte directe, des surfaces donneuses appropriées présentant des habitats naturels d'origine sont récoltées à l'aide de différentes techniques. On utilise principalement des méthodes de brossage et de battage, complétées par des récoltes manuelles.
Le succès et la qualité d'un enherbement avec des végétaux de récolte directe dépendent principalement du choix de surfaces donneuses appropriées et de grande qualité. Lors de la récolte, il est important de veiller à préserver la diversité génétique et floristique tant sur la surface donneuse que dans les semences ou plants de récolte directe collectés.
Les végétaux de récolte directe sont polyvalents. Toutefois, afin que leur utilisation soit écologiquement appropriée et tienne compte de leur aire de répartition et de leur adaptation au site, ils ne doivent être utilisés que dans la même région biogéographique que la surface donneuse.
Pour une végétalisation naturelle avec des végétaux de récolte directe, les exigences suivantes doivent être respectées.
Sélection des surfaces donneuses
Sélectionner des surfaces donneuses régionale et adaptée au niveau d'altitude
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La surface donneuse doit être compatible avec le résultat souhaité et avec les exigences du site pour l'utilisation prévue.
→ La surface donneuse doit se situer dans la région biogéographique définie pour l'utilisation prévue.
→ Le niveau d'altitude doit également correspondre à celui prévu pour l'utilisation envisagée – les étagements altitudinaux de la végétation collinéen, montagnard, subalpin et alpin doivent être respectés.
Vérifier la composition des espèces
- Les espèces et les habitats doivent être clairement identifiés.
→ La classification des espèces et la description des habitats se font conformément à la Checkliste InfoFlora 2017 et TypoCH.
→ En cas de doute, il convient de consulter des spécialistes. - Les surfaces présentant des plantes problématiques ou des néophytes envahissantes ou potentiellement envahissantes ne doivent pas être exploitées.
→ Une liste des plantes problématiques peut être consultée dans le Guide AGRIDEA pour plantes problématiques dans l'agriculture.
→ Une liste des néophytes non autorisés et non recommandés figure dans le guide pratique du groupe de travail Cercle Exotique ; plus d'informations sur les listes de néophytes ici.
Tenir compte de la taille de la population
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La taille de la population des espèces cibles dans la surface donneuse doit être suffisamment importante, idéalement supérieure à 500 individus, mais au moins 50 (exigence minimale : règle 50/500).
Utiliser uniquement des populations d'origines naturels
- Seules des populations d'origines naturel et inaltérés (autochthones) peuvent être utilisées, c'est-à-dire des population qui n'ont pas été semées, plantées ou autrement altérées.
→ Pour cette évaluation, il convient de se référer à l'historique de la parcelle (p. ex. via l'exploitant, le propriétaire ou les services cantonaux) et à des photos aériennes historiques.
→ La composition des espèces fournit également des indications sur d'éventuels ensemencements (p. ex. présence de variétés cultivées ou d'espèces exotiques). -
En cas de suspicion d'ensemencement ou de changement d'utilisation de la surface, il convient de s'abstenir de son utilisation.
→ Les surfaces qui ont été établies de manière avérée et exclusive avec des semences ou des plants provenant de la même région biogéographique (conformément aux recommandations présentées ici) peuvent être utilisées à titre exceptionnel.
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ℹ️ Remarque: exigences légales
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Exigences pour la récolte
Préserver la diversité
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Au moins 50 individus par espèce doivent être transférés (exigence minimale : règle 50/500).
→ L'utilisation de très petites surfaces donneuses (moins de 5 ares) doit être évitée, car elles ne permettent pas de collecter suffisamment d'individus. L'utilisation de plusieurs petites surfaces interconnectées (métapopulation) reste possible. - Les récoltes effectuées à l'aide de techniques de brossage et de battage doivent être complétées par des récoltes manuelles.
→ Les espèces et les stades de développement mal ramassés par la machine doivent être complétés.
→ Au moins 50 à 200 individus par espèce doivent être récoltés lors des collectes manuelles ; si une population est importante, il est préférable de récolter 200 à 500 individus.
→ En fonction de l'espèce et du type de la production de graines, il convient de récolter environ 5000 graines.
Combiner plusieurs surfaces donneuses
- Au sein d'une région biogéographique, plusieurs surfaces donneuses doivent être combinées.
→ Les lots provenant des surfaces donneuses respectives doivent être conservés séparément jusqu'à leur utilisation afin de permettre des mélanges spécifiques à chaque projet.
Prélever un ensemble représentatif
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L'ensemble des espèces présentes sur une surface donneuse doit être prélevé.
→ Lors des collectes manuelles, il faut ramasser des individus petits, grands, en bonne et moins bonne santé ; une sélection ciblée est à éviter.
→ Dans le cas de communautés végétales à maturation tardive (p. ex. prairies à litière), plusieurs collectes doivent être effectuées au même endroit à des moments différents.
Protéger les surfaces donneuses
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Les populations naturelles présentes sur les surfaces donneuses ne doivent pas être mises en danger.
→ Une utilisation complète de la surface doit avoir lieu au maximum tous les trois ans.
→ L'utilisation annuelle doit être limitée à maximum un tiers de la surface.
→ En cas de pertes ou de dispersion importantes de semences lors de la récolte, il est possible de récolter plus fréquemment, car moins de semences sont prélevées de la surface donneuse. - Les récoltes manuelles complémentaires sont effectuées de manière respectueuse et durable.
→ Indication : récolter au maximum 20 % de la réserve de graines disponible ; en cas de récoltes annuelles répétées, réduire davantage la récolte.
→ Pour les espèces à cycle de vie annuel ou bisannuel ainsi que pour les espèces menacées, la quantité prélevée doit être réduite.
→ Pour les espèces vivaces et à longue durée de vie, des prélèvements plus importants sont possibles.
Documenter les récoltes
- La récolte directe de végétaux doit être documentée de manière détaillée.
→ Données à relever : coordonnées, date, conditions climatiques, exposition, altitude, habitat ou association végétale (TypoCH), espèces collectées, taille des populations et superficie de la surface récoltée.
→ Saisie d'un relevé numérique de la végétation (Créer et transmettre une observation ; FlorApp et carnet en ligne).
Garantir une qualité élevée
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La qualité des végétaux de récolte directe est contrôlée de manière aléatoire.
→ Pour les sémences de récolte directe, la pureté et la proportion de graines viables constituent les critères de qualité essentiels (voir Pedrini und Dixon 2020). La germinabilité n'est pas très significative pour les sémences de récolte directe, car il n'est pas possible de créer simultanément des conditions de germination optimales pour toutes les espèces contenues.
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ℹ️ Remarque: Préparation, stockage et amélioration des semences de plantes sauvages
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Conditions d'utilisation
Respecter la provenance biogéographique et l'altitude
- L'utilisation de végétaux issus de la récolte directe doit se limiter à la région biogéographique et à l'altitude d'origine de la surface donneuse.
Mix and match – Combiner les provenance de manière ciblée
- Dans une même région biogéographique et à une même altitude, il est conseillé de combiner les récoltes de différentes surfaces donneuses.
→ En fonction des objectifs, il est possible de mélanger différents lots pour obtenir un équilibre optimal entre adaptation locale, diversité génétique et potentiel d'adaptation future.
Fournir les informations obligatoires
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Des informations sur la provenance et le domaine d'utilisation prévu des végétaux de récolte directe doivent être fournies.
→ A indiquer :- Provenance et région biogéographique adaptée à l'utilisation (zone de transfert des semences)
- Composition des espèces
- Habitat d'origine ou habitat de référence (TypoCH)
- Traçabilité jusqu'au lot et à la surface donneuse
- Composants ou traitements supplémentaires (p. ex. aides de semis, couvert végétal, amélioration des semences)
- Conseils pour la mise en place
Végétaux de multiplication
Les végétaux régionales de multiplication sont produites par multiplication intermédiaire contrôlée de végétaux sauvages dans des exploitations spécialisées. Les semences ou plants de base nécessaires à cet effet proviennent de collectes manuelles effectuées dans des populations naturelles (autochtones).
Certaines espèces ou populations de plantes sauvages ne se prêtent toutefois pas à la multiplication. Seules des populations génétiquement stables, typiques du site et sans risque pour la nature, constituent un bon matériel de base. Le choix des espèces à multiplier et de leurs populations sources doit correspondre à l'objectif visé ainsi qu'aux exigences liées aux sites prévus pour leur utilisation.
Les végétaux de multiplication peuvent être utilisés de manière flexible et, par exemple, être mélangés selon les besoins. Attention toutefois à toujours tenir compte de la provenance des végétaux : les végétaux de multiplication ne peuvent être utilisés que dans la région biogéographique dont proviennent les populations sources correspondantes.
Les exigences suivantes doivent être respectées pour une végétalisation naturelle avec des végétaux de multiplication.
Sélection des espèces et des populations sources
Ne sélectionner que des espèces appropriées
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Le choix des espèces appropriées doit se faire en tenant compte de leur aire de répartition naturelle.
→ Les 12 régions biogéographiques constituent les unités de répartition.
→ Pour certaines espèces, une classification en six grandes régions biogéographiques peut suffire, notamment pour les espèces fréquentes et régulièrement répandues présentant des mécanismes de propagation ou de pollinisation indiquant un important échange génétique, étendu sur de grandes distances.
❗ Attention : Le principe fondamental de privilégier les espèces et les provenances les plus locales reste valable. Une provenance du bassin lémanique, par exemple, est généralement moins adaptée à la Suisse orientale, même si les deux sites se trouvent dans la même grande région biogéographique. -
Les variétés sélectionnées ne sont pas autorisées.
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Les néophytes sont à éviter.
→ Les néophytes envahissantes sont interdites!
→ Les néophytes non-problématique ne sont pas recommandés. -
Les espèces rares et menacées ne peuvent être sélectionnées qu'après consultation des services cantonaux compétents.
- Les espèces doivent être clairement identifiées.
→ La classification des espèces et la description des habitats se font conformément à la Checkliste InfoFlora 2017 et TypoCH.
→ En cas de doute, il convient de consulter des spécialistes.
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ℹ️ Remarque: Liste verte d'InfoFlora
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Sélectionner des populations sources régionales et adaptées au niveau l'altitude
- Les populations sources doivent correspondre aux objectifs visé et aux exigences du site pour l'utilisation prévue.
→ La population source doit se trouver dans la région biogéographique (ou grande région) définie pour l'utilisation prévue.
→ Le niveau d'altitude doit également correspondre à celui prévu pour l'utilisation envisagée – les étagements altitudinaux de la végétation collinéen, montagnard, subalpin et alpin doivent être respectés.
Tenir compte de la taille de la population
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La taille de la population source des espèces cibles doit être suffisamment importante, idéalement supérieure à 500 individus, mais au moins 50 (exigence minimale : règle 50/500).
Utiliser uniquement des populations d'origine naturels
- Seules des populations d'origines naturels et inaltérés (autochthones) peuvent être utilisées, c'est-à-dire des population qui n'ont pas été semées, plantées ou autrement altérées.
→ Pour cette évaluation, il convient de se référer à l'historique de la parcelle (p. ex. via l'exploitant, le propriétaire ou les services cantonaux) et à des photos aériennes historiques.
→ La composition des espèces fournit également des indications sur d'éventuels ensemencements (p. ex. présence de variétés cultivées ou d'espèces exotiques). -
En cas de suspicion d'ensemencement ou de changement d'utilisation de la surface, il convient de s'abstenir de son utilisation.
→ Les surfaces qui ont été établies de manière avérée et exclusive avec des semences ou des plants provenant de la même région biogéographique (conformément aux recommandations présentées ici) peuvent être utilisées à titre exceptionnel.
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ℹ️ Remarque: exigences légales
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Exigences pour la récolte (semences de base)
Préserver la diversité
- Au moins 50 à 200 individus par espèce et par population doivent être prélevés ; pour les grandes populations, 200 à 500 (exigence minimale : règle des 50/500).
→ En fonction de l'espèce et du type de la production de graines, il convient de récolter environ 5000 graines.
→ Toute récolte sur moins de 50 individus doit être documentée et justifiée.
Combiner plusieurs populations sources
- Au sein d'une région biogéographique, plusieurs populations sources doivent être combinées.
→ Les accessions issues des populations sources respectives doivent être conservées séparément jusqu'à leur mise en circulation afin de permettre des mélanges spécifiques à chaque projet.
Prélever un ensemble représentatif
- Toute la diversité d'une population source doit être prélevée.
→ Des individus de toutes tailles et en bonne ou moins bonne santé doivent être ramassés ; une sélection ciblée est à éviter.
→ Une population source doit être prélevée à différents moments afin de capturer les différents stades phénologiques.
Protéger les populations sources
- Les populations sources ne doivent pas être mises en danger ; les prélèvements sont effectués de manière respectueuse et durable.
→ Indication : récolter au maximum 20 % de la réserve de graines disponible ; en cas de récoltes annuelles répétées, réduire davantage la récolte.
→ Pour les espèces à cycle de vie annuel ou bisannuel ainsi que pour les espèces menacées, la quantité prélevée doit être réduite.
→ Pour les espèces vivaces et à longue durée de vie, des prélèvements plus importants sont possibles.
Documenter les prélèvements
- Le prélèvement de semences de base issues de populations sources doit être documenté de manière détaillée.
→ Données à relever : coordonnées, date, conditions climatiques, exposition, altitude, habitat ou association végétale (TypoCH), espèces collectées, taille des populations.
→ Saisie d'un relevé numérique pour chaque accession (Créer et transmettre une observation ; FlorApp et carnet en ligne).
→ Création de spécimens d'herbier pour les espèces difficiles à identifier.
Exigences pour la multiplication
Multiplier séparément les provenances différentes
- Les provenances différentes doivent être multipliées séparément.
→ Chaque accession est multipliée séparément.
→ De très petites accessions provenant de la même région biogéographique et présentant des conditions de site similaires peuvent être regroupées en métapopulation et multipliées.
Mettre en place de grandes cultures de multiplication
- Les cultures de multiplication doivent être mises en place avec un grand nombre d'individus.
→ Indication : au moins 50, idéalement 500 individus par espèce (exigences minimales : règle 50/500).
Créer des conditions culturales proches de la nature
- Les conditions culturales doivent être aussi naturel que possible.
→ Lors de transplantations, aucune sélection ne doit être effectuée ; toutes les plantes, même petites ou chétives, doivent être utilisées de manière égale.
Limiter le nombre maximal de générations multipliées
- Le nombre maximal de générations en culture doit être limité.
→ Indication : après cinq générations au maximum, une culture de multiplication doit être renouvelée avec du matériel de base neuf.
→ Si les semences de base se conservent bien, du matériel stocké peut également être utilisé pour le renouvellement.
Garantir la traçabilité
- La traçabilité de la provenance et la documentation complète de la multiplication doivent être garanties.
→ Chaque lot doit être clairement identifié ; la provenance et la génération de multiplication doivent être indiquées.
→ Les semences de base issues de la population source sont désignées comme génération G0.
Garantir une qualité élevée
- La qualité des végétaux de multiplication est contrôlée de manière aléatoire.
→ Pour les sémences de multiplication, la pureté et la proportion de graines viables constituent les critères de qualité essentiels (voir Pedrini und Dixon 2020). La germinabilité peut constituer un critère supplémentaire.
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ℹ️ Remarque: Préparation, stockage et amélioration des semences de plantes sauvages
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Conditions d'utilisation
Respecter la provenance biogéographique et l'altitude
- L'utilisation de végétaux de multiplication doit être limitée à la région biogéographique d'origine et à l'altitude d'origine de la population source.
→ Pour les espèces fréquentes et répandues, le respect de la grande région biogéographique correspondante est suffisant.
→ Un mélange ne doit contenir que des espèces et des provenances issues de la même région biogéographique (ou grande région) et de la même altitude.
Mix and match – Combiner les provenance de manière ciblée
- Dans une même région biogéographique et à une même altitude, il est conseillé de combiner différentes provenances.
→ En fonction des objectifs, il est possible de mélanger différents lots pour obtenir un équilibre optimal entre adaptation locale, diversité génétique et potentiel d'adaptation future.
→ Le mélange des provenances ne doit avoir lieu qu'avant la mise en circulation.
Fournir les informations obligatoires
-
Des informations sur la provenance et le domaine d'utilisation prévu des végétaux de multiplication doivent être fournies.
→ A indiquer :- Provenance et région biogéographique adaptée à l'utilisation (zone de transfert des semences)
❗ Attention : toute différence dans la provenance des différentes espèces doit absolument être signalée. - Composition des espèces
- Identification permettant la traçabilité de chaque lot et de chaque accession de chaque espèce
- Composants ou traitements supplémentaires (p. ex. aides de semis, couvert végétal, amélioration des semences)
- Conseils pour la mise en place
- Provenance et région biogéographique adaptée à l'utilisation (zone de transfert des semences)